La SARL et la SAS sont des formes de société importantes que beaucoup chefs d’entreprises, envisagent lors la création de leurs structures. En fonction de la nature de l’activité, du capital et du statut des dirigeants de l’entreprise, le choix peut être effectué. Voici les caractéristiques communes et les différences de ces deux types de sociétés.

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1- Les particularités des deux sociétés

Dans la SARL et la SAS, la responsabilité ne change pas, elles sont toutes les deux à responsabilité limitée. Cela veut dire que l’associé se porte garant pour les dettes de la société à hauteur de ses apports pour la constitution du capital social. Si la société rencontre des difficultés et a du mal à honorer ses engagements vis-à-vis des créanciers, les biens personnels de l’associé ne peuvent faire l’objet d’une saisie. Mais les banquiers ou créanciers ont la possibilité d’exiger des responsables de la SARL, qu’ils se portent caution de façon personnelle, alors leur responsabilité n’est plus limitée, cela est une exception. Dans la SARL ou la SAS, les associés ne peuvent pas perdre plus que la valeur de leurs apports.

Ces deux sociétés sont aussi soumises à l’impôt sur les sociétés avec un taux de 15% pour les 38120 premiers euros et de 33,33% pour la partie supérieure. Les associés ne paient pas cet impôt, cette obligation incombe à la société. La rémunération des dirigeants est soustraite du chiffre d’affaires et n’est pas incluse dans le bénéfice imposable à l’IS. La SAS et la SARL ont la possibilité de choisir une imposition à l’IR à condition que l’entreprise ait moins de 5 ans maximum.

2- Les différences

La SARL est une société qui possède des règles de fonctionnement et d’organisation établies par la loi. Elle présente des limites comparées aux SAS, en effet la SARL offre peu de perspectives d’évolution. Le nombre d’associés reste limité et le public n’a pas accès aux titres de la SARL et de réelles difficultés pour l’émission d’obligations peuvent s’imposer. Cette forme de société ne fait pas l’unanimité au sein des investisseurs, à moins qu’elle soit reconvertie en SAS. Si l’objectif des responsables de la société n’est pas orienté uniquement pour la croissance, les contraintes légales dans lesquelles la SARL est maintenue peuvent représenter de réelles opportunités et une source de confort. La SARL constitue une forme de société très répandue en France et permet de démarrer ses activités avec un budget réduit.

Cependant elle possède un caractère familial, le gérant peut souscrire au régime des salariés. Le fonctionnement d’une société SARL est plus simple comparé à la SAS. Cette dernière est une forme de société le plus adéquat pour les start up. Elle dispose d’une liberté statutaire pour les associés, qui peuvent définir le fonctionnement de la société. Cela permet l’ouverture de capital aux investisseurs ou à des tierces personnes. La SAS émet des obligations et des BSPCE et met à la disposition des investisseurs des titres. Elle correspond parfaitement aux hommes d’affaires, qui ont des projets très ambitieux et qui souhaitent se faire de gros bénéfices.

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