Les particularités d’un cabinet d’avocat pour entreprise

Une entreprise a le choix entre engager un juriste ou collaborer avec un cabinet d’avocat pour la gestion légale de ses activités. Ces deux métiers se ressemblent beaucoup sur plusieurs points. Toutefois, il existe également une grande différence entre eux. En effet, un juriste fait partie des employés de la société tandis qu’un avocat d’entreprise travaille en indépendant dans son propre cabinet ou dans un cabinet d’avocats.

Cabinet d’avocat pour entreprise ou juriste

Avant tout, le cabinet d’avocat pour entreprise peut plaider en cour contrairement à un juriste. Ce n’est pourtant pas la seule différence entre ces deux métiers.

L’avocat travaille comme expert externe à l’entreprise. Parmi ses attributions, il y a le conseil dès même la création de l’entreprise pour adopter la forme sociale et le régime fiscal adaptés. Son conseil s’étend jusqu’à la dissolution de l’entreprise. Il peut aussi traiter son développement et son redressement. Il plaide en faveur de son client auprès du tribunal, de ses employés, de l’administration, des fournisseurs, etc. Il travaille en fonction des besoins de chacun de ses clients sur son expertise.

Quant au juriste, il est également un conseiller. Toutefois, son rôle principal est de faire connaître les lois en vigueur à ses collaborateurs, notamment aux dirigeants, et de définir les stratégies juridiques correspondant au profil de la société. En tant que salarié, il ne travaille que pour une seule compagnie. Il la représente aussi auprès de certaines entités.

La différence de parcours estudiantin

Chacun de ces métiers requiert un Master I ou II en droit. C’est suffisant pour devenir juriste, mais non pour devenir avocat. Pour travailler dans un cabinet d’avocat pour entreprise, il faut en plus posséder un CAPA ou Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat. Les juristes en poste doivent exercer pendant 8 ans avec CAPA pour pouvoir accéder au Barreau.

Tous deux doivent être un expert dans leur domaine d’intervention respectif. En d’autres termes, il est impératif qu’il maîtrise le droit des métiers, des affaires et l’évolution de cette législation. La connaissance du droit social (du travail) est requise la plupart du temps. En général, ils sont amenés à collaborer de près avec d’autres professionnels comme les comptables, les responsables des ressources humaines, les webmestres…

En cas de problème, l’avocat peut toujours faire appel à l’expertise de son confrère. En revanche, le juriste travaille seul, qu’importe son problème. C’est pour cette raison qu’il passe la majeure partie de son temps à lire.

À propos de l’évolution de carrière, l’avocat peut quitter le statut de simple collaborateur à celui d’associé s’il n’est pas indépendant. En ce qui concerne le juriste, il peut gravir les échelons et devenir directeur juridique ou directeur des ressources humaines.